Double champion du monde pilote et constructeur, multi-champion du monde en tant que motoriste (6 fois), Renault profite de l’image dynamique véhiculée par la Formule 1 pour sortir une Mégane F1 Team, sur base de Mégane RS. Badgée naturellement aux couleurs du Team F1, cette Mégane bénéficie d’une présentation spécifique qui reste tout de même très sobre.
Turbocompressée et développant 225 chevaux, la Mégane F1 se décline évidemment en version coupée.

STABILITÉ : La Mégane F1 est une voiture très puissante et une traction. Les 225 chevaux ne sont pas de papier. A l’attaque, le train avant, du moins sur notre modèle, manquait de rigueur.
Les défauts constatés se firent notamment jour lors de la remise des gaz : lorsque la voiture est légèrement en équerre sur la voie (pas encore dans l’axe longitudinal de la route), la motricité peut alors facilement être prise en défaut.
Mais il convient également de bien tenir la voiture sur route dégradée à vitesse soutenue, toujours l’avant, un peu fuyant, mais celui-ci ayant par surcroît tendance (pneus) à engager parfois fortement dans les sinuosités des mauvaises routes. Ce qui peut se révéler gênant selon votre rythme. En tout état de cause, la voiture n’apprécie que fort modérément les revêtements non réguliers à haute vitesse.
Cette sensibilité du train avant lorsqu’on bouscule la voiture nous a surpris. Et c’est au final étonnant relativement au potentiel de ce véhicule qui a presque tout pour exceller. Très rigide, dure, la voiture vire à plat et s’inscrit intuitivement dans la courbe. Le comportement d’une vraie sportive, les sensations et la manière en sus.
Mais, pour nous, au cours de notre essai et sur nos routes rarement lisses, le train avant ne fut pas à la hauteur du potentiel sportif de cette voiture et nous amena à faire chuter les cadences.

MOTEUR/TRANSMISSION : Un moteur comme on les aime : puissant et docile. Et qui pousse.
Les 225 chevaux annoncés sont parfaitement perceptibles. Même si c’est sans violence, l’efficacité est remarquable et l’impression de puissance omniprésente à partir de 3 000 tr/mn et jusqu’au rupteur qui se manifeste assez vite car la Mégane F1 ne désemplit pas en abordant la zone rouge. Par surcroît la démultiplication est relativement courte. L’accélérateur est à deux paliers comme sur les anciens double-corps, mais sans que cela ne semble induire de mouvements particuliers dans les courbes de puissances. Si le moteur reste souple, le turbo souffle, lui, à partir d’environ 3 000 tr/mn, sans coup de pied au cul, mais dans un élan proprement irrésistible. La sixième n’est guère utile dans un usage sportif sur route. Saluons l’excellente articulation/docilité/verrouillage de la boîte, très précise.
Au total, un ensemble moteur/boîte quasi parfait.

La Mégane F1 Team arbore un intérieur bourgeois et bien fini. Les éléments du pédalier en alu sont rapprochés les uns des autres. Grosses chaussures à éviter. Notez l’original design du frein à main, type commande aviation.
FREINAGE : Les freins sont signés Brembo et ils dépotent, même s’ils ne faut pas craindre d’appuyer dessus.
HABITABILITÉ/LOGEABILITÉ : Pour un coupé, la Mégane F1 offre une habitabilité décente, même à l’arrière où un grand adulte peut se trouver à son aise. Les sièges Recaro coulissent sur leur base afin d’offrir un meilleur accès vers l’arrière et l’on retrouve - et c’est une sensation délicieuse - le plaisir de basculer un vrai siège baquet avec un dossier infini… Le coffre est celui d’une Mégane coupé et il offre un volume honorable.

Le compteur est très lisible mais le tableau de bord n’est pas à la hauteur des prestations sportives de la Mégane F1.
CONFORT : Nous l’avons évoqué à la faveur du chapitre “Stabilité” : les suspensions de la Mégane F1 sont très typées sport, mais elles ne sont pas fondamentalement sèches. Le bilan des excellents sièges Recaro mariés à des suspensions dures mais point raides offrent un compromis sport/tourisme qui n’a rien d’un chemin de croix pour le conducteur et ses passagers, à tout le moins à l’avant. Les passagers arrière disposant même d’un accoudoir. Conducteur de grande taille à l’avant et passager idem à l’arrière (1,85 m), les genoux frôlent le revers des sièges avant sans les toucher, même genoux joints. C’est encore mieux les genoux disjoints… Rappelons toutefois l’origine bourgeoise de cette voiture pourtant sportive…

Le coffre, si l’on prend en considération la vocation sportive du modèle et son architecture de coupé, dédie un volume très convenable.
Fin de la première partie. LIRE LA SUITE…
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vremet se t un bon voiture megane