Essai Santana PS-10
Le PS-10 est au Land-Rover Defender 110 ce qu’est le Santana Vitara au Suzuki Vitara : une sorte de cousin germain. Fondée en 1955, Santana (marque espagnole) a acquis dès 1958 les droits pour produire sous licence le Land Rover (actuellement Defender). Santana, partenaire de Suzuki en Europe, a commencé de commercialiser son PS-10 à partir de 2002, il s’agit donc ici d’un véhicule original de Santana, bien que la filialiation avec un Defender 110 soit criante. Récemment importé en Nouvelle-Calédonie, le Santana PS-10 présente l’avantage d’être notablement meilleur marché que son cousin britannique . Au risque de faire pousser des cris d’orfraie aux puristes, il apparaît sans peine comme une bien meilleure affaire.

Le treuil et le pare buffles, livrés ici, sont des options. On distingue sans coup férir la prise d’air qui culmine tout en haut d’une cheminée afin d’améliorer le franchissement des gués.
STABILITÉ : Ce véhicule est un authentique véhicule tout-terrain. Savoir qu’on ne peut exiger de lui la neutralité d’une berline bien née. À vitesse réglementaire sur route, le PS-10 se conduit aisément, une fois assimilé son gabarit, la démultiplication infinie de sa direction, sa réactivité modérée… Il n’y a rien à rajouter ou à y retrancher. Si vous souhaitez taper les chronos en toute sécurité avec pareil engin, vous n’avez pas toute votre tête. Cela mis en cause, on prend rapidement la mesure de ce véhicule, et il devient presque « attachant » de le conduire. À tout le moins, ce fut notre ressenti.

Les marchepieds livrés d’origine, même s’ils réduisent l’importante garde au sol, sont indispensables pour se hisser à bord du Santana, désormais représenté en Nouvelle-Calédonie par le Groupe CIPAC (Iveco, CANL, etc.)
MOTEUR : Le 2.8 TDi est d’origine Iveco. Ce bloc « common rail » EURO III a largement fait ses preuves au sein de l’industrie. Ces montées en régime sont très linéaires et presque…infinies ! Le PS-10 répugne à réguler, même en zone quasi rouge. Il donne toute l’apparence d’un bosseur, sans fioritures mais sans contraintes, sans pep’s mais sans inertie. Il est relativement souple, coupleux, et reste plaisant à la conduite, même s’il manque de reprises (Le PS-10 pèse plus de 2 tonnes en ordre de marche). Manifestement, il n’est pas là pour amuser la galerie et se donner un genre.
FREINAGE : Nous redoutions un freinage aléatoire, nous en fûmes pour nos frais. Le PS-10 freine plutôt bien (4 disques), avec toute la progressivité requise afin de ne pas brutaliser sa masse.

Le moteur est issu de l’industrie (Iveco) et équipe également les fourgons Iveco Daily.
CONFORT : Ce n’est pas mal pour le genre. La position de conduite est bonne (il manque cependant cruellement un cale-pied car l’espace aux pieds est très profond) et bien centrée (contrairement au Defender), le volume utile très significatif, et à l’arrière, on prend place sans difficulté. Outre le volume utile désigné, le PS-10 dispose de deux banquettes arrière repliables qui lui permettent de transporter au total jusqu’à neuf personnes. Bien sûr, ces dernières ne seront pas les mieux loties mais seront tout de même véhiculées…

Ici, banquettes dépliées en configuration 9 places. Le volume est substantiel sans ses banquettes (repliables en un tournemain).
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