Si Mécacyl® est connu en Nouvelle-Calédonie, il ne suscite pas la passion qu’on lui observe sur les forums internationaux ­ avec ses aficionados et ses détracteurs, ces derniers, souvent, n’ayant jamais testé “l’hyperlubrifiant” aux vertus quasi magiques, selon son manufacturier. Fort de ce constat, nous nous sommes intéressés de très près à ce produit. Notre test porta essentiellement sur une moto japonaise de 600 cm3. À l’issue de nos tests, nous avons adressé à un laboratoire d’analyses à rayonnement européen, sis en France, et comptant parmi ses clients de grands noms de sociétés européennes, un échantillon de la dernière vidange de la moto, pour voir si le concept “d’inusabilité” mis en avant par le fabricant pouvait se justifier. À notre connaissance, personne n’a jamais réalisé nulle part un test aussi complet de L’HYPERLUBRIFIANT MECACYL® dans sa formulation actuelle.

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(Dossier paru initialement dans l’Argus de Nouvelle - Calédonie n° 91. Complété ici.)

LES CONDITIONS DU TEST MOTO 583 cm3, V-Twin, fin 1997, kilométrage lors de la première mécacylisation : 47 000 km, kilométrage en fin de test : 57 400 km, deux vidanges mécacylées avec changement filtre à huile, deux dosages : 2 % lors de la première vidange et 3 % à sa suivante, lubrifiant vecteur : 10W-40 semi synthétique.

LES CONSTATATIONS

COMPORTEMENT DE LA MOTO :
Rien les 600 premiers kilomètres. Pas de fumée, pas de souplesse accrue, pas d’économies, c’est comme si nous n’avions rien mis dans l’orifice de remplissage du carter d’huile.

À partir de 600 km et jusqu’à 700 km, les changements les plus notables commencèrent d’opérer :
- La souplesse du V-Twin moteur augmenta sensiblement, jusqu’à permettre de reprendre à 2 800 tr/mn (sur plat et sans ouvrir en grand) sur le dernier rapport, chose positivement inconcevable auparavant.
- Diminution avantageuse de la température de fonctionnement.
- Montées en régimes plus franches jusqu’à la zone optimale du couple maxi.
- Dans le temps, consommation d’huile notablement réduite, en dépit de l’utilisation d’un lubrifiant plus fluide.
- Légère diminution de certains bruits mécaniques.
- Sélection plus douce à la montée des rapports.

LA SOUPLESSE DU MOTEUR :

Pour quelqu’un qui ne roule qu’à moto, la souplesse de son berlingot est essentielle. Mal servi par une cylindrée intermédiaire et une architecture mécanique qui ne prête pas, justement dans cette cylindrée, à trop d’expression dans les régimes inférieurs, tous les moyens sont alors bons pour améliorer le rendement. En l’espèce, le Mécacyl® CR a su apporter une réponse convaincante, même si elle s’est faite attendre, conformément aux précisions apportées par le manufacturier (”mecacylisation” s’opérant à échéance kilométrique variable, selon l’huile, le moteurŠ). Le bouilleur a gagné en souplesse, et il devint permis de reprendre sur le couple, là où un rétrogradage était absolument nécessaire auparavant, sous peine d’entendre le moteur cogner de façon inquiétante. Un constat a posteriori rendit le même verdict : sans le Mécacyl®, le moteur reprit son comportement d’antan. L’effet ne serait donc pas du tout persistant et directement associé à l’emploi de l’additif.
TEMPÉRATURE MOTEUR : Sur le même parcours quotidien, la température du liquide de refroidissement ne s’emballait plus, en dépit de chaleurs intenses (pleine saison d’été) et d’arrêts divers (feux rouges, ralentissement urbain, etc.). Grâce au Mécacyl® CR donc, la température d’eau a assez peu variée. À mettre en parallèle avec une huile sans Mécacyl® CR où l’aiguille du manomètre grimpait quasi systématiquement. Ce phénomène reprit dès lors que le Mécacyl® ne fut plus adjoint à la troisième vidange (pas de persistance perceptible).
MONTÉES EN RÉGIME : Plus franches jusqu’au couple maxi obtenu à 6 000 tr/mn. Impressions renouvelées de la conduite de la moto, plus de dynamisme, meilleures relances (pas de persistance perceptible).
CONSOMMATION D’HUILE : Par rapport à la consommation précédente du véhicule avec trois huiles différentes et deux viscosités dissemblables, la réduction de la consommation de lubrifiant fut très sensible. À le quantifier, 70 % de rajout d’huile en moins paraît un chiffre très crédible.
LÉGÈRE DIMINUTION DE CERTAINS BRUITS MÉCANIQUES : Ce ne fut point spectaculaire, mais le Mécacyl® contribua à assagir un bruit mécanique parasite peu prisé de la maniaquerie du propriétaire du véhicule. Idem pour les vibrations, légèrement atténuées.
SÉLECTION PLUS DOUCE :Indéniablement, la montée des rapports s’en trouva améliorée. À froid, le coup de gaz pour éviter de heurter l’embrayage s’en trouva désormais inutile. De même, les à-coups de transmission à la remise des gaz à bas régime furent adoucis.

NE FURENT PAS CONTATÉS
- Strictement aucune économie d’essence. Il est notable de relever toutefois que de nombreux internautes font état d’une économie de carburant avec l’hyperlubrifiant Mécacyl® CR.
- Rien de mieux à hauts régimes, pas d’effet turbine.

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