Voici un document qui nous a été adressé depuis La Réunion (que nous saluons ici). Il coïncide avec un séjour à Rodrigues, la petite île dépendant de Maurice, dans l’océan Indien (près, justement, de l’île de la Réunion). Après vérification, il semblerait que certains passages ponctuels de cette première partie pourraient être inspirés par un dossier de l’excellent mysterra.org Dans le doute, nous plaçons des liens vers ce site (y compris dans la seconde partie) : en tout état de cause, vous y trouverez d’autres photos de Rodrigues. À noter que les photos présentes dans ce dossier sont 100 % inédites et ne sont pas libres de droit. Remerciements aux auteurs…


L’île Rodrigues est située dans l’océan Indien, à 650 kms à l’est de Maurice, dont elle est une dépendance. Elle est d’origine volcanique et sa superficie est de 108 km2 (environ 18 km sur 8 ). Rodrigues compte un peu moins de 40 000 habitants et sa capitale est Port-Mathurin.
RODRIGUES RECTO
Un vaste lagon, de deux fois la superficie des terres rodriguaises, ceinture l’île et abrite 18 îlots, le plus célèbre étant l’îlot Coco à l’ouest. Rodrigues est très vallonnée, une chaîne montagneuse d’altitude moyenne (le Mont Lubin, sommet le plus haut, culmine à 398 mètres) traverse l’île d’est en ouest. Les rivages de l’île sont le plus souvent rocheux et cahotiques, mais on trouve à l’est et au Sud de superbes plages de sable blanc bordées de filaos.
Le climat, chaud et sec, a façonné des paysages rocailleux, où alternent pâturages et champs de maïs. Quelques forêts épaisses ça et là , principalement sur les hauteurs de Port-Mathurin. Les températures varient entre 28° et 35° C l’été (de novembre à avril) et de 16° à 27° l’hiver (de juin à septembre).
La population de l’île est essentiellement d’origine créole. On trouve également sur l’île une minorité de Chinois, principalement des commerçants, et des fonctionnaires indiens qui viennent de Maurice. Les Rodriguais sont des gens simples, discrets, qui vivent en grande partie de la pêche, de l’élevage et de la culture. La religion dominante est le catholicisme.

Très tourmentée, l’île Hermitage possède une particularité : une minuscule plage qui forme comme une avancée dans la mer.
Depuis 2001, Rodrigues bénéficie d’une administration décentralisée. L ‘île est dirigée par une assemblée régionale et un conseil éxécutif qui se réunit chaque semaine.
RODRIGUES VERSO
L’île Rodrigues est destinée aux amoureux de la nature à l’état brut : ici, pas de clichés “carte postale”, pas de tourisme encadré. C’est une île à découvrir patiemment, au rythme de sa nonchalance. Loin de l’urbanisation moderne et de l’agitation du monde actuel, le temps semble s’être là -bas arrêtéŠ
Lorsque l’on laisse derrière soi cette Cendrillon si modeste, on est définitivement ensorcelé ; les images que l’on va garder pour toujours dans un coin de son âme sont des images d’harmonie et de bien-être :

Les Ourites sont en fait de simples poulpes. À Rodrigues, leur pêche constitue une activité professionnelle à plein temps. Malheureusement, les pêcheurs, souvent des femmes, n’en finissent pas de saccager dramatiquement le corail en parcourant le lagon à la recherche de leurs proies. Le gouvernement en a conscience, mais ne propose pas d’alternative pour l’heure.
* les petites collines verdoyantes aux champs segmentés par des murets de pierre de corail et aux maisons éparpillées et isolées
* les pâturages à la végétation broussailleuse parsemés de blocs de basalte, où paissent vaches et moutons, au bord d’un lagon couleur émeraude,
* les petites criques à découvrir à pied, aux noms évocateurs : Trou d’Argent, Anse BouteilleŠ et qui offrent des perles de sable immaculé dans des écrins de rochers noirs tourmentés,
* les routes sinueuses et ombragées où s’égrènent des groupes d’écoliers en uniforme
* les femmes aux visages cuivrés qui guettent l’autobus près de petites échoppes colorées, dans lesquelles les hommes conversent en buvant un coup de rhum,
* les piqueuses d’ourites qui, à marée basse, traquent les poulpes enfouis dans les anfractuosités des roches,
* les ourites suspendues aux treilles et qui sèchent dans le vent omniprésent,
* les îlots déserts émergeant de la ceinture de corail bouillonnante d’écume,
* la cathédrale Saint-Gabriel, la plus grande de l’Océan Indien, qui fut construite par les îliens (pendant trois ans, de 1936 à 1939, les fidèles se rendant à la messe en profitaient pour apporter des matériaux : sable, briques de corail, bois) et qui est chaque dimanche le coeur de l’île.

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le 10/01/2007 @ 20:16
Il faut absolument arrêter de parler de Rodrigues à tout le monde !
On est tellement bien sans touristes…
On est tellement bien chez l’habitant…
On est tellement sur les plages…Seuls.